Des raisons de se réjouir : les données peuvent aussi soutenir une vision optimiste de l’action climatique
Le premier livre de Hannah Ritchie, Not The End Of The World : How We Can Be the First Generation to Build a Sustainable Planet, a été annoncé en mars 2022 avec un titre différent: The First Generation. Tous ceux qui ont suivi l’évolution de l’activisme climatique reconnaîtront dans le premier titre une douce riposte à l’apocalyptisme perçu de groupes tels que The Last Generation, un mouvement que Thomas Schnee discuté dans Voxeurop et Alternatives Economiques dans le dernier janvier 2023. Ritchie, data scientist écossais et directeur de recherche à Our World in Data, affirme que les données soutiennent une perspective optimiste pour l’action climatique. The Guardian a publié un long extrait de l’ouvrage de Ritchie livre, ainsi qu’une interview.
Comme c’est si souvent le cas, la perspective de Ritchie a « basculé » lorsqu’elle a examiné les données. L’auteur mentionne le Climate Action Tracker, qui suit les politiques, les objectifs et les engagements de chaque pays en matière de climat, comme une source d’inspiration particulière. Alors que Ritchie admet que les politiques actuelles conduiront à un réchauffement « terrible » de 2,5 °C à 2,9 °C, si chaque pays met en œuvre et respecte ses engagements actualisés et juridiquement contraignants en matière de climat, cette estimation tombera à 2,1 °C d’ici 2100.
Ritchie met également en avant une raison économique d’être optimiste : l’accessibilité croissante des sources d’énergie renouvelables. « En l’espace d’une décennie, entre 2009 et 2019, l’énergie solaire photovoltaïque et l’énergie éolienne sont passées du statut de source la plus chère à celui de source la moins chère. Le prix de l’électricité solaire a baissé de 89 % et celui de l’éolien terrestre de 70 %. Ils sont désormais moins chers que le charbon. [Les dirigeants n’ont plus à faire le choix difficile entre l’action climatique et la fourniture d’énergie à leur population. Le choix d’une énergie à faible teneur en carbone est soudain devenu le choix économique. La rapidité avec laquelle ce changement s’est produit est stupéfiante.
Si l’optimisme de Ritchie est salutaire, il n’y a pas lieu de se reposer sur ses lauriers. Céline Schoen in Alter Échos reports sur la dérive à droite du plus grand groupe politique du Parlement européen, le Parti populaire européen (PPE), notamment en matière de politique climatique. Mme Schoen commence son rapport par le vote très serré du 12 juillet sur la loi sur la restauration de la nature, qui obligera les États membres à restaurer un cinquième de leurs écosystèmes naturels sur terre et en mer. Le PPE s’est allié aux groupes politiques situés à sa droite, les Conservateurs et Réformistes européens (ECR) et Identité et Démocratie (ID), pour s’opposer à la loi, au motif qu’elle nuirait aux agriculteurs et à la sécurité alimentaire. dispute
Si l’on peut s’attendre à ce que les petits groupes politiques du Parlement fassent preuve de scepticisme, voire de déni, à l’égard du climat, le flirt du PPE avec celui-ci est particulièrement troublant, compte tenu de sa taille.
Les groupes politiques du Parlement européen se sont montrés très critiques à l’égard de la proposition de la Commission européenne.
Participant à la conférence de Copenhague sur le climat
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